Les actions en Haïti

Demeurer à Cité-Soleil :

Le 25 avril 2017, dans la lumière de Pâques, Sœur Paësie a quitté la maison des Missionnaires de la Charité de Delmas pour vivre sa nouvelle mission à Cité-Soleil. Ce quartier de bord de mer, quoiqu’en laisse miroiter son nom, n’est ni résidentiel, ni idyllique mais bien le plus grand bidonville de Port-au-Prince, un endroit où ne pénètrent que très peu les Missionnaires de la Charité, du fait de l’insécurité. Cité-Soleil est une zone où se côtoient dans la violence, le dénuement et l’indifférence : la vie et la mort et … la soif d’Amour de tant d’êtres humains petits et grands, abandonnés à leur triste et injuste sort de plus pauvres, dans l’ignorance de la Place que Jésus leur décerne dans son Cœur brûlant d’amour : «Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perdent» Luc XVIII,14.

Annoncer l’Amour de Jésus

Soeur Paësie est désormais à pied d’œuvre pour répondre à l’appel d’annoncer l’amour de Jésus aux enfants les plus pauvres de ce lieu et aux prisonniers. A ce moment Sr Paësie nous avait écrit: « Commençant à zéro avec pour seule force l’appel du Seigneur, la protection de la Vierge Marie et le soutien de tous ceux qui partagent cette vision et cet appel, je compte sur votre prière. »
Là, dans ce havre de malheur dans lequel elle n’a que très peu pénétré, elle a la surprise d’être connue et appelée par son nom … En effet, certains jeunes ont été soignés au dispensaire des Missionnaires de la Charité, ou bien ont été scolarisés dans les écoles des Sœurs mais à l’adolescence, sans solution, se sont retrouvés livrés à eux-mêmes, ou d’autres encore sont des bandits à qui elle eut affaire ou dut tenir tête à plusieurs reprises lors de ses 18 ans de vie «paisible» en Haïti !

Une nouvelle communauté est née :

Depuis avril 2017, Soeur Paësie a changé d’habit religieux, elle a «troqué» le sari contre un habit bleu en tissus local haïtien, que l’archevêque  s’empressa de bénir. Le 17 mai, Bergeline est venue la rejoindre et elles ont loué une maison. En septembre, elle a été rejointe par une deuxième compagne haïtienne : Fanette. Les deux jeunes œuvrent avec elle, tout en se formant spirituellement, et en approfondissant leur connaissance de la Foi.

Une reconnaissance officielle :

La communauté Famille Kizito reçoit la reconnaissance officielle de «Association pieuse de fidèles»

Les premières actions en Haïti :

Les centres d’Education Non Formelle (cours de rattrapage et de mise à niveau pour des enfants qui n’ont pas été scolarisés).

Les petites écoles et les cantines.

Les centres d’activités extra-scolaires (danse, foot, couture, broderie, dessin, soutien scolaire).

Les centres de catéchismes.

La Maison Marcel Van qui accueille des enfants scolarisés en phase de reconstruction de liens familiaux.

La pastorale carcérale.

Les we-retraite à la campagne, et camps d’activités de jour l’été.

Les écoles déjà existantes dans le bidonville, scolarisent certes des enfants pauvres, mais pas les plus pauvres qui abondent. Tous les jours de nouveaux enfants leur sont confiés pour être scolarisés.
Avec ses sœurs et une équipe de bénévoles essentiellement, elles leur donnent à manger et leur proposent : les bases d’apprentissage scolaire, la danse, le foot, le catéchisme, le judo sur la proposition bénévole d’un français qui travaille à Port-au-Prince.
Elles rendent également visite aux prisonniers, et ont créé un groupe de prière au sein de la prison.
Soeur Paësie espère à terme amener tous ces enfants et prisonniers à l’Amour de Jésus dans l’adoration eucharistique. Pour répondre à l’invitation du Christ «… j’étais prisonnier et vous êtes venus me voir… En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» Mt XXV, 36,40.
Les sœurs s’attachent à emmener les enfants en week-end/retraite et leur faire prendre l’air de la campagne et «voir un peu d’herbe».